la note de yehni: PROFESSION, CHOMEUR


Quand vous finissez vos études, vous réalisez rapidement que large et spacieux est le chemin qui mène à des petits boulots informels, pour qui veut échapper au chômage lui ouvrant des bras accueillants. Par contre, étroit et resserré est celui qui conduit à un emploi digne de vos diplômes et rémunéré au salaire correspondant. 
Plus de dix ans après avoir quitté l’école, certains jeunes qu’on pourrait aisément qualifier de vieux, n’ont toujours pas eu la chance de décrocher un premier emploi. Vieux, à cause des cheveux blancs prématurés, des rides précoces, et des nombreuses douleurs qui irradient leur corps après de longues heures de marche sous un soleil antipathique. Le travail pourtant, et l’argent qu’il permet d’obtenir et d’épargner est le gage d’une certaine indépendance, d’une liberté que beaucoup n’ont pas la chance d’expérimenter.
La sale crise post-électorale ivoirienne n’est pas venue embellir le faciès hideux du chômage qui sévissait en Côte d’Ivoire. Plus de 750 entreprises fermées. Plus de 80 000 emplois perdus. Plus de 44% de la population au chômage. Ce sont les chiffres alarmants qui ont émergé de la cérémonie officielle de la fête nationale du travail 2012. 
La solution n’a pas encore fait ses preuves dans le domaine de l’emploi et dans plusieurs autres d’ailleurs à en juger le chapelet de doléances égrené pendant de longues minutes par les représentants des centrales syndicales. Des milliers de jeunes ont obtenu de l’emploi. Mais quels emplois ? Casseur de goudron ? Ramasseur d’ordures ? 
A quoi bon accumuler les diplômes, si c’est pour finir comme gérant de cabine ou conseiller en science politique autour d’un jeu de dames ?
Le premier Ministre Ahoussou Jeannot a appelé à la patience. De toute façon a-t-on le choix. Il faut juste qu’il comprenne comme quelqu’un l’a dit que « Il faut s’occuper des jeunes sinon de guerre lasse, ils finiront par s’occuper d’eux-mêmes ». C’est une menace réelle puisque nous avons d’ailleurs tous vu comment cette jeunesse peut s’occuper quand elle est mal dirigée.
Il faut insérer les jeunes dans le circuit professionnel et remonter encore plus haut en remédiant à l’inadéquation entre la formation scolaire et les besoins des entreprises.
Observations : Beaucoup de paroles pour peu d’actes. Il faut être plus concret et pratique dans la gestion de ce problème.
Note : 12/20

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